Dernère publication
Les organisations syndicales de l’administration pénitentiaire lors d’une conférence de presse animée le dimanche 07 Juin 2020 dans un espace gastronomique dans les environs de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) ont souhaité l’aboutissement des conclusions de l’enquête sur les événements qui ont secoué cette prison le 20 mai 2020 impliquant Koné Kassoum dit “la machine”
Au cours de cette conférence de presse, les animateurs ont dénoncé l’indiscipline de certains agents. Pour eux, il urge pour le gouvernement de prendre ses responsabilités pour mettre de l’ordre dans leur milieu. Ils ont indiqué que les récents événements sont la résultante de cette indiscipline d’un agent bien connu et non une affaire politique.
“Nous disons que nous autres nous sommes dans un corps que nous respectons. Nous ne sommes pas venus ici pour faire de la politique. Il n’y a pas de gangs non plus à notre sein. Il s’agissait simplement d’un élément qui a manifesté son mécontentement à l’égard de ses collègues, et ce dernier il est connu. Il s’agit du camarade Koné Kassoum dit la machine. Nous disons que c’est un cas d’indiscipline qui n’est pas un exemple dans une corporation , c’est en cela que nous condamnons ce qui s’est passé ce mercredi 20 (mai 2020 : ndlr) . Nous étions au four et au moulin, il y a eu effectivement un grand dérapage. Ce sont des choses à ne plus reprendre dans cette coorporation” a dénoncé Irié Bi Tra, secrétaire général du syndicat national du personnel de l’administration pénitentiaire de Côte d’Ivoire (Synapap-ci). Il a poursuivi en estimant que l’instruction du ministre de conduire une enquête reste sans suite, pour le moment.
“Et si un seul élément doit être sujet de problème, nous notre position de syndicaliste, notre souhait, c’est que cet élément soit affecté à d’autres tâches. Il y’a plusieurs maisons d’arrêt en Côte d’Ivoire, on peut l’envoyer quelque part pour éviter qu’il y ait des malentendus, et qu’il y ait des coups de feu au point qu’il y ait un blessé par balle. Ce n’est pas sérieux parce que nous avons signifié auparavant à notre tutelle lorsqu’il y avait des problèmes. Nous osons espérer que la tutelle ne vas pas fermer les yeux sur ce qui s’est passé. Nous ne demandons pas qu’un des nôtres soit radié, mais qu’on donne l’exemple aux autres de sorte que les gens rentrent dans les rangs et qu’ils respectent la discipline qui est établie dans une maison d’arrêt. Un sous-officier ne peut pas venir porter main à un officier, cela ne se fait pas. Rassurez-vous, les choses sont en train de rentrer dans l’ordre. Le garde des sceaux a instruit qu’il soit ouvert une enquête. Nous pouvons compter sur notre ministre parce que nous croyons qu’il va donner une suite à l’événement“, a-t-il espéré.
Ernest F