Dernère publication
Le président de la Ligue Professionnelle de Football (LPF), Sory Diabaté a échangé le mercredi 15 avril 2020 au siège la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) à Treichville, avec les clubs de Ligue 1. Il s’agissait pour la LPF et les clubs d’analyser la situation actuelle et de planer sur une éventuelle reprise à la fin de la crise sanitaire.
« Nous (Bureau LPF) avons rencontré les clubs de la Ligue 1. Nous avons échangé avec eux par rapport à la situation de crise sanitaire qui prévaut en ce moment. Depuis la mi-mars, toutes les activités ont été arrêtées et les compétitions ont été suspendues. Un mois après l’arrêt des compétitions, nous avons décidé de rencontrer les clubs pour voir comment nous pouvons analyser la situation en termes de gestion du calendrier général de nos compétitions. Sur ce premier sujet, nous avons fait comprendre aux clubs qu’il était important de nous en tenir aux dispositions de nos autorités en ce qui concerne l’interdiction de toutes les activités, de toutes les compétitions jusqu’à nouvel ordre. Il était important de faire comprendre aux clubs que nous ne pourrions pas démarrer les activités sur ce mois d’avril et que nous n’avons pas de visibilité. Nous allons nous en tenir aux décisions de nos autorités .
En cas de normalisation, la priorité sera donnée dès la reprise au championnat de Ligue 1. Si d’aventure il y avait une réouverture, nous serions obligés de reprendre nos activités. Et par conséquent, nous allons prendre les dispositions qui sont les suivantes : la première disposition est de finir le championnat. C’est la priorité. Sur 26 journées, 20 journées ont été déjà disputées. Nous mettrons en priorité ces six journées restantes de championnat. En un mois, nous devons pouvoir boucler le championnat en jouant sur quatre week-ends et deux matches en semaine (…) Si la fin de la crise est signalée, il y aura au minimum trois semaines de préparation avant de démarrer la compétition. C’est l’accord que nous avons eu avec les clubs », a expliqué Sory Diabaté.
Au-delà de de la reprise, la question de la rémunération des joueurs et encadreurs a été évoquée. Sur ce point, la LPF en tant que facilitateur entre clubs et l’Association des Footballeurs Ivoiriens ( AFI) a décidé de payer pour le mois de mars, avril 50% du salaire des joueurs. « Nous (LPF ne faisant pas partie prenante au contrat), avons facilité les choses. Nous avons discuté. Les clubs étaient face à des représentants des footballeurs en activité. Monsieur Cyril Domoraud qui est le président de l’Association des Footballeurs en Activité (AFI) qui représentait les footballeurs en activité et qui est lui-même membre du bureau de la Ligue Professionnelle de Football. Après les échanges, nous sommes convenus de payer un minimum de 50% de salaire pour le mois de mars étant donné que les joueurs ont arrêté les activités depuis le 16 mars dernier. Après échanges, nous avons estimé qu’il était bon de payer la période travaillée et de ne pas aller au-delà de cette période. Nous avons fait une forte recommandation au président de l’Association des Footballeurs en activité dans l’optique de faire passer ce message auprès des clubs afin que la FIF ou la LPF ne soit saisie d’un éventuel manque de traitement en totalité de salaire qui est normalement dû dans le contrat. Pour le mois mars, ce serait 50% de salaire à payer. Nous avons évoqué également le mois d’avril et de mai. Nous nous sommes arrêtés au mois d’avril en nous donnant la possibilité de nous retrouver à la mi-mai. Pour le mois d’avril, il faut savoir que les activités étant arrêtées , à la fin du mois d’avril, on ne peut commencer le championnat. Ce sera un mois non travaillé. Par conséquent, il faut trouver une solution pour ce mois non travaillé. Après échange entre différents présidents de club qui étaient présents et l’AFI, le représentant des footballeurs en activité, nous sommes convenus de payer 50% du salaire à la fin du mois d’avril. La deuxième recommandation sur ce point est qu’on est d’accord pour payer 50% mais les clubs ayant évoqué beaucoup de difficultés financières actuellement, nous avons demandé aux clubs de négocier avec les joueurs et les différents acteurs qui sont sous contrat avec eux des modalités de paiement de ces 50% dans un délai bref », a détaillé le numéro 2 de la FIF. .
Ange K